Extremely rare publication of the verse epistle read at the Théâtre de Lille to celebrate the birth and christening of Henri d'Artois (1820-1883), Count of Chambord, Legitimist pretender to the thrones of France and Navarre.
It is signed by Auguste de Trémault, probably Auguste-François de Trémault (1788-1866), who was mayor of Vendôme, as were three other members of his family.
Handwritten letter from the author to Jean-Baptiste Joseph de Muyssart (1753-1848), then mayor of Lille.
A colorful royalist politician and mayor of Lille from 1815 to 1830, Comte de Muyssart celebrated his investiture by having Jacques-Louis David's portrait of the First Consul, which belonged to the city, burned in a public square. The fall of the Bourbon dynasty during the July Revolution put an end to his political career. He resigned from his municipal functions, and thereafter abstained from any involvement in local politics. From the collections of Louis Quarré-Reybourbon, with label, and C.L. Ducas, with stamp.
Charmante maquette originale manuscrite pour la première édition illustrée du chef-d'œuvre poétique de Francis Yard.
Athanase François Yard (1876-1947), dit Francis Yard, écrivain et poète normand, fut tenté par la bohème parisienne et vint s'installer à 21 ans dans la capitale. Il y rencontra le succès avec son premier recueil de poèmes Dehors, publié en 1900 chez Léon Vanier. Le "Poète des Chaumes", c'est ainsi qu'on le surnommait à Montmartre et au Quartier latin, avait séduit par ses poèmes ruraux qui chantaient la campagne, le travail des champs, la paysannerie. Il quitta Paris deux ans plus tard pour Rouen, soucieux de retrouver ses racines normandes, où il continua de publier poèmes et pièces de théâtre en parallèle de son métier d'instituteur.
Publié pour la première fois en 1906, L'An de la terre est un recueil de poèmes en forme de calendrier, un almanach poétique décrivant la campagne à travers les saisons. Cette seconde édition publiée en 1922 fut l'occasion pour Yard de s'essayer à la gravure, qui exécuta pour l'illustrer une quarantaine de bois un peu naïf et plein de charme. Les planches furent présentées à la Société des Artistes Rouennais en 1922.
Cette maquette originale, entièrement exécutée par le poète, renferme la totalité du texte autographe et les pièces liminaires, à savoir les faux-titre et titre, la liste des oeuvres déjà parues et à venir, la dédicace, la reproduction d'une lettre d'Emile Verhaeren (une seconde sera ajoutée), le prologue, les poèmes et les tables. Elle est agrémentée de 40 tirages d'essai des bois illustrant l'ouvrage, à savoir le portrait-frontispice, la vignette de titre (qui sera mise en quatrième de couverture), 13 illustrations à pleine page, 14 en-tête et 11 culs-de-lampe.
Charmant témoignage d'un art naïf alliant poésie manuscrite et bois originaux, dans une jolie reliure tachée de la main du poète.
De la bibliothèque du docteur Bernard Jean, avec ex-libris.
Edmond Spalikowski, Etudes de littérature normande contemporaine : Flaubert, Guys de Maupassant, Eugène Noël, [...]. Rouen, Defontaine, 1923.
]]>Joli manuscrit calligraphié du XVIIIe siècle, rédigé en français, donnant les prières pour les vêpres, les matines, les laudes et la messe pour la commémoration des morts.
Il est illustré d'une gravure en frontispice publiée chez Laudry.
Bel exemplaire dans une impeccable reliure en maroquin brun de l'époque.
]]>« C'est une pièce unique ; elle fera honneur à votre bibliothèque. », écrivit Roger Devauchelle en confiant ce volume à Julien Fléty.
Probablement mis en ordre et relié par Roger Devauchelle, il renferme les 49 manuscrits autographes signés, les articles correspondants extraits de La Reliure, ainsi que les états définitifs et avant la lettre des planches de reliures reproduites en phototypie. Le recueil est structuré par deux faux-titres, deux titres et des tables.
Trois lettres imprimées de Marius-Michel critiquant la publication ont été montées en fin de volume.
Une lettre autographe signée de Roger Devauchelle à Julien Fléty nous retrace l'histoire du volume : le manuscrit fit d'abord partie de la bibliothèque du relieur Georges Mercier, directeur de La Reliure. Il fut ensuite cédé par son épouse au comte Gérard de Berny (1880-1957), puis vendu au célèbre relieur et historien de la reliure Roger Devauchelle qui s’en servit pour la documentation de son ouvrage La Reliure en France. Il fut ensuite confié par lui à Julien Fléty et resta dans sa bibliothèque pendant près de soixante ans.
Cette étude, dont la publication fut soudainement arrêtée, fut au coeur d’une polémique opposant Henri Beraldi à Henri Marius-Michel et Georges Mercier.
Henri Marius-Michel avait en effet publié dans la revue une suite de trois articles critiquant certains points de l'étude, et dont le ton fut de plus en plus sévère au fur et à mesure que le débat s'envenimait.
Le premier article mettait en garde les relieurs et bibliophiles de ne pas prendre les reliures présentées comme des modèles à suivre « car jamais ignorance du dessin ne fut plus grande et technique plus nulle. »
Le deuxième article critiquait le choix d’une reliure de Thouvenin présentée comme une pièce d’exposition mais que Marius-Michel considérait comme étant de piètre qualité. Le relieur sentit venir les foudres de Beraldi et conclut son article par ces mots : « Partant d’un point de vue différent, il est tout naturel qu’il y ait contradiction ou heurt avec l’érudit bibliophile, mais si cette discussion […] devait, aussi peu que ce soit, servir à notre art […], je serais prêt. »
Le troisième article est une réponse acide et malicieuse à une lettre de menaces de Beraldi :
« Quelle chose amusante que la polémique ! Vous permettez ?
« Toutes les reliures de la Restauration se sont maintenues dans une merveilleuse fraîcheur » , dit M. H. Beraldi ; c’est vrai, mais […] il n’en reste pas moins certain que l’habitude de grecquer est condamnable et que les décors de ces reliures sont le plus souvent mal compris, hors de l’échelle du livre et que l’abus de roulettes, du « va comme j’te pousse », prouve la faiblesse de leurs auteurs, et cela est de plus démontré, je l’espère, à mesure que la publication avance. La preuve de ce que j’avais dit en de précédentes remarques se fait plus évidente à chaque planche. »
Henri Marius-Michel met ensuite Henri Beraldi face à ses contradictions en rappelant qu'il avait critiqué avec ardeur la qualité des reliures de la Restauration dans son ouvrage La Reliure au XIXe siècle, et conclut par cet extrait d’une poésie de Sully Prudhomme :
« Mais, en controverse technique,
Il ne faut pas trop se risquer ;
Quand on n’est pas de la boutique,
On finit toujours par trinquer. »
Henri Beraldi, qui avait eu vent de cette lettre avant sa parution, fit savoir à Georges Mercier qu'il romprait tous rapports avec le syndicat et toutes relations commerciales avec lui si elle devait être publiée. Le bureau de la revue prit finalement la décision de la publier, Georges Mercier démissionna, la publication de Henri Beraldi s'arrêta aussitôt.
Exceptionnel recueil jalousement conservé pendant presque cent-vingt ans par des bibliophiles et historiens de la reliure, renfermant les manuscrits d'une oeuvre longtemps demeurée confidentielle.
]]>Ces deux lettres ont été adressées à Louis Gaston, maire de Fréjus, par Jean Antoine Joseph Fauchet (1761-1834), ambassadeur de France aux États-Unis pendant la Révolution, alors préfet du Var.
La première lettre, signée Fauchet, indique que des livres entreposés à Fréjus doivent être transportés vers la bibliothèque de Draguignan, créée à la suite d'un arrêté de la Société libre d’émulation du dépassement du département.
La seconde, autographe signée, finalise le transport et félicite le citoyen Marc Antoine Raymond Lacépède pour son zèle dans l'établissement du catalogue de « ce dépôt précieux ».
Une note légèrement postérieure au verso de chaque lettre nous indique que les livres provenaient de la Bibliothèque nationale.
]]>Émouvant recueil de chants d’amour rédigés par un bibliophile parisien aux initiales J.G. pour une jeune fille qui venait régulièrement visiter sa bibliothèque, y découvrant la légende de Tristan et Yseult, les romans de Pierre Loti, Jean d'Agrève ou encore Alexandre Dumas.
La jeune fille, que le poète bibliophile surnomme l'Enfant Blonde, se nommait Gabrielle Henriette Rose Marcillat (1897-1922), et se donna la mort à son domicile parisien à l’âge 24 ans. Son père, qui mourut peu de temps avant sa naissance, était également décédé à cet âge. Elle aurait été la dernière descendante de Guillaume de Marcillat (vers 1470-1529), peintre célèbre pour ses vitraux historiés et fresques ayant décoré les cathédrales, basiliques, églises ou chapelles de Rome, Arezzo, Cortone, Pérouse et Florence.
Ce singulier manuscrit est composé de 11 chants, datés entre mars 1918 et mars 1923, dans lesquels le bibliophile raconte de façon poétique et désespérée l'histoire de la jeune fille, ses voyages, ses lectures ou encore son suicide. Le manuscrit est rédigé à l'encre verte, avec des titres à l'encre bleue et des citations littéraires en noir, certaines en grec.
Poignant témoignage de l'amour d'un poète-bibliophile parisien pour une jeune fille disparue tragiquement.
]]>Curieux catalogue d’une bibliothèque érotique dissimulé à la suite des pièces de musique romantique d’une jeune demoiselle.
Le volume s’ouvre sur 44 pp. du catalogue de musique d’une certaine mademoiselle Mauré, donnant les titres et la localisation de plus de 600 pièces pour piano classées dans 22 recueils.
Le reste du volume contient un catalogue de livres rares et curieux (daté de 1847), d’une autre main, décrivant une quarantaine d’ouvrages qui sont pour la plupart de rares illustrés érotiques du XVIIIe siècle.
Les ouvrages sont précisément décrit, avec le nom de l’auteur, le titre complet, l’adresse (souvent fictive), le nombre de volumes, le format, la reliure, le nombre de pages, l’illustration s’il y en a une et le prix que l’ouvrage a coûté au bibliophile. Ils sont classés par ordre alphabétique de titre.
Outre quelques mémoires historiques et pamphlets révolutionnaires, on pourra relever des ouvrages comme La Foutromanie (à Biblipatam, s.d.), Le Libertin de qualité (à Stamboul, 1784), un Chansonnier du Bordel (Paris, 1834), La Belle Cauchoise ou mémoires d’une jolie normande (à Libidinus, s.d.), Vingt ans de la vie d’une femme (A vito-cono-cuno-clytoropolis, 1790), Les Veillées d’une maison de prostitution (à Couillopolis, 1700), Parapilla ou le vit déifié (1783), L’Arétin françois (Londres, 1787), un Traité du fouet (1788), De la Flagellation (an viii), des éditions de Félicia (1780, 1834), ainsi que ce qui semble être la description d’une rarissime édition originale de La Philosophie dans le boudoir du marquis de Sade (1795).
Contrairement aux protagonistes de ces ouvrages, de nombreux feuillets de ce catalogue sont demeurés vierges.
]]>La copie autographe d’Ernest Thoinan de cette traduction inédite par Jules Renouard d’une histoire de la bibliophilie française suivie d’une étude de la bibliothèque de son père Antoine-Augustin Renouard. Cette copie porte les notes et commentaires du baron Pichon, copiés sur son exemplaire, approfondissant cet ouvrage déjà pointu.
Cet opuscule fut à l’origine rédigé en allemand vers 1819 par un certain Ebert, bibliothécaire à Dresde, et sans doute publié dans une revue spécialisée. L’auteur s’appuya sur le fameux Catalogue de la bibliothèque d’un amateur qui venait de paraître. Il considérait la bibliothèque de Renouard comme le parfait tableau de la bibliophilie française, bien éloignée selon lui de la bibliomanie anglaise.
L’ouvrage s’ouvre sur une histoire de la bibliographie, de la bibliophilie et de la reliure en France, en Angleterre et en Hollande du XVe au XIXe siècle. Cette première partie sert selon l’auteur à donner les clés pour comprendre et apprécier l’étude de la bibliothèque d’Antoine-Augustin Renouard qui suit.
Jules Renouard reconnut sans doute la qualité de cette étude puisqu’il la traduisit en français et l’enrichit de quelques notes et commentaires.
Son exemplaire passa vers 1830 dans les mains de Giraud de Savine qui en réalisa deux copies : l’une pour lui-même, l’autre pour Richard Heber, célèbre bibliophile anglais. Nous savons aujourd’hui que Giraud de Savine était le prête-nom de Thomas Dobrée (1810-1895), bibliophile et collectionneur nantais.
Le baron Pichon réalisa sa propre copie d’après l’exemplaire Giraud de Savine en y ajoutant de nombreuses notes et commentaires. Il indiqua dans sa note introductive que l'ouvrage est « instructif, très intéressant, et donne des informations précieuses. »
La copie du baron servit ensuite de modèle pour cette copie autographe d’Ernest Thoinan que nous présentons, réalisée en 1839.
Il ne pourrait donc exister que quatre copies de cette traduction inédite de Jules Renouard, dont seulement deux portent les notes du baron Pichon.
La première partie occupe les 80 premières pages, l’étude de la bibliothèque de Renouard les 21 suivantes, le tout est complété par une table des noms de 18 pages. Le texte est copié sur les pages de droite, avec en regard les notes du baron Pichon et de Jules Renouard qui occupent une trentaine de pages.
Ernest Thoinan (1827-1894), pseudonyme d’Antoine-Ernest Roquet, était un bibliophile, musicologue et historien de la reliure et des relieurs français. Outre de nombreuses études sur la musique des XVIIe et XVIIIe siècles, on lui doit l’estimé ouvrage Les Relieurs français (1500-1800) paru en 1893.
Des bibliothèques des historiens de la reliure Léon Gruel (ex-libris portant le n°420), Ernest Thoinan (28 mai 1895, n°235) et Julien Fléty, avec ex-libris.
Une garde porte cette note manuscrite : Offert par Mme Peyroni (?) en souvenir de Messieurs Léon et Paul Gruel. Elle pourrait être liée à Julien Fléty puisque c’est Paul Gruel qui lui ouvrit les portes des métiers du livre et de la bibliophilie.
]]>8 volumes in-16, en feuilles, couvertures ornées de dessins à l’encre de Chine de l’auteur.
Charmante collection de cahiers manuscrits décorés par l'auteur renfermant des poésies inédites.
La poétesse Yvonne Ferrand-Weyher (1873-1963) publia ses premiers recueils pendant l’entre-deux-guerres. Elle se fit connaître avec ses Huit poèmes en forme de Chant Royal (1931), salués et admirés par Paul Valéry qui rédigea l’avertissement de son recueil suivant Fontaines de Mémoire (1935).
Ses poésies rigoureusement construites et structurées lui valurent les éloges des milieux de la « poésie officielle » de son temps, qui se réjouissait de ces productions classiques bien éloignées des poésies surréalistes qui connaissaient alors un certain succès.
Ces recueils intitulés Automne ; Hiver ; Printemps ; Eté ; La mer ensoleillée ; La Nuit ; Versailles et A la Porte de Marbre et Construction. Poèmes composés durant l’occupation, sont chacun constitués d’une vingtaine de pages, et contiennent 72 poèmes dont la plupart sont inédits.
Une lettre autographe signée de l’auteur nous indique qu’ils ont été offerts par elle à une amie souffrante en 1949.
Jeanine Moulin. La Poésie féminine. Epoque moderne. Marabout, 1963. p. 87
]]>In-4, 26 pp., broché, couverture de papier portant le titre manuscrit, le tout cousu dans un portefeuille demi-toile brun légèrement postérieur, orné d’une étiquette manuscrite en forme de cœur au premier plat.
Intéressant cours de composition musicale d’après les principes du compositeur de musique sacrée Henry Madin (1698-1748) qui officia notamment pour la chapelle royale de Versailles sous le règne de Louis XV.
L’ouvrage est divisé en 18 chapitres contenant de nombreux exemples transcrits à l’aide de partitions.
Des remarques supplémentaires, des partitions, et des gammes pour flûte traversières sont montées sur onglet in fine.
Signature sur la couverture : Monsieur Heyse
Table des chapitres :
Chapitre 1 : [Introduction]
Chapitre 2 : De la division des intervalles ou accords et de leur production
Chapitre 3 : Du nom de la qualité des nottes dans le mode majeur ou mineur
Chapitre 4 : De l’accord parfait et de celui de Septième
Chapitre 5 : Des Consonances et Dissonances
Chapitre 6 : De l’accord parfait et de sa production ou renversement de l’accord de 7eme et de leur production
Chapitre 7 : Des accords qu’on peut faire, sur les nottes d’un mode maj ou min : en montant et en descendant diatoniquement
Chapitre 8 : Des accords que toutes les nottes qui vallent deux temps, peuvent porter dans le mode maj ou min en montant et descendant diatoniquement
Chapitre 9 : Des nottes qu’il est permis de doubler quand on compose a plusieurs parties, et des différentes progressions de bases qui donnent des 7emes
Chapitre 10 : Remarques utiles et necessaires sur plusieurs nottes
Chapitre 11 : De la Sincope en descendant et en montant
Chapitre 12 : Des cadences en générale. De la cadence parfaite.
Chapitre 13 : Du renversement des accords
Chapitre 14 : De la manière d’accompagner tous les accords tant consonant que dissonants
Chapitre 15 : De la manière de chiffrer
Chapitre 16 : De la basse fondamentale
Chapitre 17 : De la modulation
Chapitre 18 : Des différents mouvements de basse et de l’harmonie qu’on en peut tirer