Elle semble plutôt rare puisqu'elle a échappé à Rochambeau et que nous n'avons retrouvé qu'un seul exemplaire en ligne conservé à la Creighton University, dont la notice signale également la rareté de cette édition.
Cet exemplaire porte au titre la mention Premier volume, contrairement à celui de la Creighton University, ce qui laisse à penser au réemploie du titre du premier tome d'une édition similaire mais en deux volumes décrite par Rochambeau (éditions des Fables non datées, n°1685).
Exemplaire offert par la Loge maçonnique de Niort, avec ex-dono doré sur le second plat.
La loge de Niort au début du XXe siècle était réputée pour accorder une grande place aux discutions politiques, ce qui était assez éloigné de l'esprit des premiers maçons. Elle se consacrait en premier lieu au domaine de l'éducation, en ayant par exemple fait voter en 1903 une somme pour le patronage laïque.
Cet exemplaire, offert par la loge maçonnique de Niort, contient deux étiquettes de prix à en-tête de la ville de Niort, pour l'Ecole publique du sud. Il fut offert en 1905 à l'élève Germaine Baudou, sans doute la fille de J. Baudou qui était un membre actif de la loge.
Curieux témoignage de l'implication maçonnique dans l'éducation publique à Niort.
Histoire des francs-maçons dans le département des Deux-Sèvres: 1738-1945. Jean-Claude Faucher Le Bouquiniste, 1977.
]]>Charmante maquette originale manuscrite pour la première édition illustrée du chef-d'œuvre poétique de Francis Yard.
Athanase François Yard (1876-1947), dit Francis Yard, écrivain et poète normand, fut tenté par la bohème parisienne et vint s'installer à 21 ans dans la capitale. Il y rencontra le succès avec son premier recueil de poèmes Dehors, publié en 1900 chez Léon Vanier. Le "Poète des Chaumes", c'est ainsi qu'on le surnommait à Montmartre et au Quartier latin, avait séduit par ses poèmes ruraux qui chantaient la campagne, le travail des champs, la paysannerie. Il quitta Paris deux ans plus tard pour Rouen, soucieux de retrouver ses racines normandes, où il continua de publier poèmes et pièces de théâtre en parallèle de son métier d'instituteur.
Publié pour la première fois en 1906, L'An de la terre est un recueil de poèmes en forme de calendrier, un almanach poétique décrivant la campagne à travers les saisons. Cette seconde édition publiée en 1922 fut l'occasion pour Yard de s'essayer à la gravure, qui exécuta pour l'illustrer une quarantaine de bois un peu naïf et plein de charme. Les planches furent présentées à la Société des Artistes Rouennais en 1922.
Cette maquette originale, entièrement exécutée par le poète, renferme la totalité du texte autographe et les pièces liminaires, à savoir les faux-titre et titre, la liste des oeuvres déjà parues et à venir, la dédicace, la reproduction d'une lettre d'Emile Verhaeren (une seconde sera ajoutée), le prologue, les poèmes et les tables. Elle est agrémentée de 40 tirages d'essai des bois illustrant l'ouvrage, à savoir le portrait-frontispice, la vignette de titre (qui sera mise en quatrième de couverture), 13 illustrations à pleine page, 14 en-tête et 11 culs-de-lampe.
Charmant témoignage d'un art naïf alliant poésie manuscrite et bois originaux, dans une jolie reliure tachée de la main du poète.
De la bibliothèque du docteur Bernard Jean, avec ex-libris.
Edmond Spalikowski, Etudes de littérature normande contemporaine : Flaubert, Guys de Maupassant, Eugène Noël, [...]. Rouen, Defontaine, 1923.
]]>Superbe suite de 10 gravures représentant le port de Marseille, rehaussées d'encre de Chine et d'aquarelle, signées par François Marius Berthet (1885-1941).
Peintre de la bohème marseillaise du "Canal", François Marius Berthet fut membre dans les années 1920 du groupe "du Poteau" composé de Louis-Mathieu, M. Tournière, Raoul Bataillard, Léonce Guerre, l’abbé Cabasson, Léon Mouche, Ernest Rouvier, Eichacker, Louis Audibert et Lombard. Il fut ensuite proche du groupe "des Prolétariens" en 1936.
Ce rare album de gravures fut édité par la revue Taches d’encre, périodique marseillais d’arts et de lettres illustré par des artistes locaux, fondé par Léon Cadenel en 1924.
Il contient une préface autographiée d'André Négis, écrivain, critique littéraire et journaliste marseillais : "J’ai mille fois regretté que les peintres aujourd’hui ne laissent pas enfin les nymphes, les parcs solitaires et les rues de villages pour nous montrer la beauté de notre époque mécanicienne." "Quelques traits à l’encre de Chine, quelques notes de couleurs : toute la vie d’un des plus grands havres du monde palpite dans ces pages".
Tirage à 75 exemplaires, celui-ci portant le n°22.
La dernière gravure de la suite, d'une facture moins bonne que les autres, n'a pas été signée par l'artiste.
Dictionnaire des Peintres et Sculpteurs de Provence-Alpes-Côte-d’Azur. 2006. p. 29.
]]>8 volumes in-16, en feuilles, couvertures ornées de dessins à l’encre de Chine de l’auteur.
Charmante collection de cahiers manuscrits décorés par l'auteur renfermant des poésies inédites.
La poétesse Yvonne Ferrand-Weyher (1873-1963) publia ses premiers recueils pendant l’entre-deux-guerres. Elle se fit connaître avec ses Huit poèmes en forme de Chant Royal (1931), salués et admirés par Paul Valéry qui rédigea l’avertissement de son recueil suivant Fontaines de Mémoire (1935).
Ses poésies rigoureusement construites et structurées lui valurent les éloges des milieux de la « poésie officielle » de son temps, qui se réjouissait de ces productions classiques bien éloignées des poésies surréalistes qui connaissaient alors un certain succès.
Ces recueils intitulés Automne ; Hiver ; Printemps ; Eté ; La mer ensoleillée ; La Nuit ; Versailles et A la Porte de Marbre et Construction. Poèmes composés durant l’occupation, sont chacun constitués d’une vingtaine de pages, et contiennent 72 poèmes dont la plupart sont inédits.
Une lettre autographe signée de l’auteur nous indique qu’ils ont été offerts par elle à une amie souffrante en 1949.
Jeanine Moulin. La Poésie féminine. Epoque moderne. Marabout, 1963. p. 87
]]>Rare exemplaire de cet ouvrage inachevé, réalisé par le lithographe Charles Dubin "pour transmettre à la postérité le souvenir impérissable d'une nuit de réveillon" et tiré à seulement 18 exemplaires sur vélin pur fil du Marais.
Entièrement autographié, il est illustré de 22 compositions représentant principalement des personnages en costumes de soirée, la plupart rehaussées en couleurs à la main.
L’ouvrage renferme des chansons gaillardes, un calligramme, et la description du spectacle qui devait animer la soirée du réveillon.
L'absence de couverture, d'étui, de justification ou de photographies (le colophon indique l'existence de photographies qui auraient dû être insérées dans l'ouvrage) laisse à penser qu’il s’agit d’un curieux spécimen d’ouvrage abandonné ou que seulement quelques exemplaires furent achevés.
]]>Intéressante étude entomologique inédite illustrée de 31 dessins originaux.
Elle se compose d’un titre calligraphié en noir et ocre, 5 titres de parties calligraphiées en ocre, 20 pp. de texte tapuscrit illustré de 2 planches à l’encre brune, le tout suivi de 29 dessins originaux de scarabées à l’encre de Chine ou gouache montés sous passe-partout.
Après une introduction passionnée traduisant l’amour de l’auteur pour les scarabéidés, l’ouvrage traite de la morphologie des coléoptères, des caractéristiques des trois familles décrites et donne l’explication des planches en indiquant pour chaque scarabée son nom scientifique, ses mesures, sa description, son habitat, sa période de vie et sa rareté sur le sol français.
L'ouvrage se termine par une étude consacrée au scarabée sacré (Ateuchus Sacer) à travers son culte chez les égyptiens et son utilisation symbolique chez les grecs et les romains.
Jolie « édition manuscrite » renfermant une biographie du marquis de Cuevas, sans doute réalisée par les frères Angel Maria et Rafael Ortiz Alfau dont des manuscrits illustrés sont conservés à la Biblioteca nacional de España.
Elle est composée d’une couverture illustrée, d’un titre, d’un colophon et de 5 pp. de texte tirées de l'hebdomadaire franquiste 7 Fechas (n°419, 8 octobre 1957).
Exemplaire unique de cette biographie, dédicacé à l’encre rouge et bleue « al gran Mecenas del ballet, don Jorge de Cuevas, Marqués de Piedrasblancas y de Cuevas ».
Jorge Cuevas Bartholin (1885-1961), connu sous le nom de marquis de Cuevas, fut l’un des grands mécènes et directeurs de ballet de son temps. Il fonda à New York en 1944 le Ballet international, puis fusionna avec le Nouveau Ballet de Monte-Carlo pour devenir le Grand Ballet de Monte-Carlo. La compagnie prit en 1951 le nom de Grand Ballet du Marquis de Cuevas, puis devint l’International Ballet of the Marquis de Cuevas de 1958 à 1962. Ces ballets rencontrèrent un franc succès, collaborant avec les danseurs les plus en vue de l’époque comme Rosella Hightower, George Skibine, André Eglevsky, Ethery Pagava ou encore Rudolf Noureev.
Le marquis de Cuevas marqua également les esprits avec son duel d’honneur à l’épée contre Serge Lifar en 1957 qui fut particulièrement médiatisé.