Elle semble plutôt rare puisqu'elle a échappé à Rochambeau et que nous n'avons retrouvé qu'un seul exemplaire en ligne conservé à la Creighton University, dont la notice signale également la rareté de cette édition.
Cet exemplaire porte au titre la mention Premier volume, contrairement à celui de la Creighton University, ce qui laisse à penser au réemploie du titre du premier tome d'une édition similaire mais en deux volumes décrite par Rochambeau (éditions des Fables non datées, n°1685).
Exemplaire offert par la Loge maçonnique de Niort, avec ex-dono doré sur le second plat.
La loge de Niort au début du XXe siècle était réputée pour accorder une grande place aux discutions politiques, ce qui était assez éloigné de l'esprit des premiers maçons. Elle se consacrait en premier lieu au domaine de l'éducation, en ayant par exemple fait voter en 1903 une somme pour le patronage laïque.
Cet exemplaire, offert par la loge maçonnique de Niort, contient deux étiquettes de prix à en-tête de la ville de Niort, pour l'Ecole publique du sud. Il fut offert en 1905 à l'élève Germaine Baudou, sans doute la fille de J. Baudou qui était un membre actif de la loge.
Curieux témoignage de l'implication maçonnique dans l'éducation publique à Niort.
Histoire des francs-maçons dans le département des Deux-Sèvres: 1738-1945. Jean-Claude Faucher Le Bouquiniste, 1977.
]]>Très rare exemplaire d’épreuves non corrigées de la première édition française du troisième volet des aventures d’Harry Potter.
Sorte de service de presse, ce type d’ouvrage hors commerce était destiné aux correcteurs, journalistes et collaborateurs en vue d’ultimes corrections ou ajustements.
Le contenu du volume est réduit à son strict minimum : une page de titre et le texte, contrairement aux volumes du tirage grand public qui contiennent un faux-titre, une dédicace, une table des matières, ou encore une biographie de l’auteur et un catalogue de l’éditeur.
La couverture, elle aussi épurée, n’est illustrée que d’une partie de l’illustration ayant servi pour le premier tome, sans doute pour laisser l’exclusivité de la couverture au tirage grand public.
La typographie du titre est celle des tout premiers tirages, avant que celle-ci ne soit modifiée suite à l’achat des droits par Warner Bros.
Le papier et l'impression sont de meilleure qualité que pour les tirages grand public (1 cm d’épaisseur en plus).
Charmant manuscrit renfermant 76 énigmes en vers, certaines en alexandrins, copiées par une certaine Marie Bernard.
Pleines d’esprit et d’humour, elles ont pour thèmes des sujets variés, comme les jeux (le billard : […] j’ai coups de bâton fréquemment, incessamment sur moi l’on passe et l’on repasse […], les cartes : […] plus je plais, et plus on me bat […]), les objets de la vie quotidienne (chemise, chandelle, miroir, canne, etc.), les animaux (le coq : Je passe pour monarque, au milieu de la cour, toujours un même peuple auprès de moi criaille, mes sujets sont de plume, et mon trône est de paille, et je suis toutefois le prophète du jour, l’oiseau : cinq voyelles, une consonne en français composent mon nom, et je porte sur ma personne, de quoi l’écrire sans crayon, l’âne : Je nais sans esprit, et meurs dans l’ignorance, j’ai quantité d’égaux, non pas par la naissance., etc.), la religion (le confessionnal : […] il ne faudroit pas qu’un maris se trouvât derrière sa femme., la tonsure, l’alléluia).
Sont également représentés la royauté et les institutions du temps (le trône, l’académie), ainsi que des sujets graves, comme la mort : […] je renverse les rois et la forte jeunesse, mais un simple soupir, un mouvement de cœur, triomphe de ma force, et je rends mon vainqueur., ou plus léger comme un pet : […] plus je me veux cacher plus je deviens suspect […].
Un tableau final donne la clé des énigmes.
Entre les énigmes 69 et 70 se trouvent trois copies de sonnets (le Sonnet de Desbarreaux de Jacques Vallée, le Sonnet sur l’avorton de Jean Hesnault et le Sonnet à Monsieur de Charleval de Jean-François Sarasin) ainsi que le poème anonyme Songe à Thémire (1755).
Jolie curiosité témoignant des divertissements d’une jeune fille du XVIIIe siècle, dont les énigmes ont gardé toute leur fraîcheur plus de 200 ans après leur rédaction.
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